Fictions

« Ptite bête » d’Alain Fleischer

Long métrage, fiction – En développement

Synopsis

Marta, une adolescente, passe seule ses vacances d’été dans la maison familiale à l’abandon, au bord de l’océan. Elle naturalise des animaux et observe à distance les événements au village. Marta est l’objet d’une curiosité naïve de la part de Jean, un garde-chasse qui la relie au monde en la ravitaillant, mais à qui elle oppose une mise à distance absolue. La veille de son départ, Marta se décide à remercier Jean par le dîner qui sera celui d’un dramatique adieu.


« L’Ouroboros » de Nadine Marcovici

Court métrage, fiction – Avec le soutien de l’ADAMI – aide à la création. En cours

Synopsis

Anita et Rachel, deux comédiennes quinquagénaires précaires, se retrouvent inscrites malgré elles par France Travail à une formation pour devenir agentes funéraires. Ce stage improbable, peu glamour, les confronte à la mort, aux conventions de deuil, et à leurs propres peurs. Le scénario, rythmé par un humour absurde et tendre, met en scène un groupe de stagiaires hauts en couleur, sous la houlette de leur formateur à chemises à fleurs, le fantasque Willy.

Entre exercices maladroits, visions hallucinées, Shakespeare improvisé et enterrement clandestin d’une souris, la formation devient le théâtre d’une réflexion douce-amère sur la fin de vie, la reconversion, l’amitié, la résilience et le cycle de la vie, à l’image du titre — l’Ouroboros, serpent mythique qui se mord la queue, symbole de renaissance.


« Pôle Nord » de Richard Palm

Court métrage, fiction, 20 minutes, 2024.

Synopsis

Claude, un père divorcé et sans emploi, se trouve dans une situation précaire. Il a rendez-vous pour un poste de père Noël dans un magasin de jouets. Cependant, Alice, sa fille de huit ans, débarque avant son entretien d’embauche : pour la énième fois, il a oublié qu’il devait la garder. Claude est contraint de concilier son job de père Noël à celui du rôle de papa.

Produit par Supérion Films. En coproduction avec Unexpected Films. Avec le soutien de Pictanovo et du conseil départemental de la Somme.

Festivals :

– Cinémondes, festival international du film indépendant 2024, Berck-surMer, Sélection officielle (meilleur court métrage)
– Festival International du Film d’Amiens 2024, Amiens, France – Hors compétition
– Denys Film Festival 2025, Saint-Ouen, France – Prix jeune regard, prix du meilleur acteur


« La collectionneuse de fuites » de Ann Guillaume

Court métrage, fiction, 21 min, 2021

Produit dans le cadre du projet « musée du monde en mutation ».

Synopsis

C’est l’histoire d’une usine qui parle au travers de Rosa. Rosa crée un débat qui concerne la condition de toute chose à disparaître ou non. Dans un premier temps, Rosa aimerait échapper à cette condition forcée, pour enfin l’accepter afin de convoquer la potentialité d’un renouveau plus juste.


« Attack the sun » de Fabien Zocco & Gwendal Sartre

Long métrage, fiction, 64 min., 2017.

Synopsis

Steven Moran a 25 ans. Il vit à Los Angeles, Californie, dans ce décor superficiel et factice, où règne l’hédonisme triomphant et décomplexé. Il passe ses jours et ses nuits seul, se filmant, conduisant sa bagnole. À travers l’œil arti ciel de son smartphone, il essaie d’atteindre cet obsédant soleil californien, et toutes ces jolies lles qu’il ne peut toucher… Il veut pourfendre les souvenirs qui l’encombrent, les fantômes de son passé et doit faire face à toutes ces pensées déroutantes qui lui viennent en tête. Son esprit est obscur. Et tout cela n’a juste aucun sens. Ou bien est-ce le contraire ? Et puis Elle, est-elle avec lui ou avec eux ? Et qu’est-ce que James pense de tout cela ?

En coproduction avec le Fresnoy, studio national. Avec le soutien de Pictanovo, de la région Hauts de France, du CNC- DiCRéaM, et de la DRAC Hauts de France.

Festival : FID Marseille 2019 – En compétition officielle

Diffusion : DaFilms, Club Shellac


« Sun Surface » de Vincent Ceraudo & Benjamin R Perez

Court métrage, fiction, 24 min. 2020.

Synopsis

Sun Surface est mis en scène à Ordos, une ville dans la région de la Mongolie intérieure en Chine et allie le matériel documentaire au récit de science-fiction. La ville d’Ordos a été construite depuis 2001 avec la découverte de grandes réserves de gaz et de charbon. Devant accueillir, 1 million d’habitants, la ville a été construite en un temps record. Cependant, elle est souvent qualifiée de « ville fantôme » puisqu’elle est habitée qu’en petite partie.

Prenant cela comme point de départ tout en considérant l’ascension mondiale de la Chine, le film interroge les questions de croissance, d’énergie, d’économie et de fictions du progrès techno-scientifique ainsi que ses dimensions esthétiques et sociopolitiques à l’époque de la crise climatique.

En référence à Georges Bataille et en prenant comme métaphore son concept du « Potlatch avec le Soleil », qu’il développe dans son livre La Parte Maudite, Sun Surface organise des discours de théorie critique, de fiction et de spéculation, de production d’images numériques et de documentaire matériau autour de l’image du soleil. Le film est structuré à travers différents fils narratifs, se concentrant sur diverses géographies ainsi que sur des stratégies esthétiques et cinématographiques. En voici deux exemples :

Les images de film 16mm tournées autour et dans la ville de Dunhuang, située sur l’ancienne route de la soie montrent des paysages d’explorateurs et des structures géologiques qui se sont développés au cours des milliers d’années. Peu à peu, des traces d’interférences humaines deviennent visibles jusqu’à ce qu’un gigantesque parc solaire qui a été érigé au milieu du désert soit mis au point.

Le fil narratif d’Ordos suit un groupe de scientifiques, explorant un phénomène étrange dans un futur indéfini : d’étranges transferts d’énergie et de matière se produisent entre la surface du soleil et celle de la Terre. Des ruptures spontanée et imprévisibles dans lesquelles la surface du soleil apparaît sur terre, brûlant tout sur son passage, vont avoir lieu. Comme un écran numérique cassé, la terre a commencé à se craqueler.

Le film suit les personnages à travers des lieux réels d’Ordos et de ses environs – autrement dépourvus de personnes, ils sont actifs, fictifs et cartographies à travers le mouvement et les actions des interprètes.

Avec le soutien du CNAP – aide à un projet artistique, de Mondriaan Fonds Amsterdam, et de Kunst stiftung NRW.


« Entra el calor » de Georgia Azoulay

Court métrage, fiction, 50 min. 2022

Synopsis

Gloria est une femme solaire qui ne le sait plus. Depuis la mort de son mari, elle s’est accoutumée sans tristesse à une vie solitaire et routinière. Un soir elle offre d’héberger Thomas et Laura, en panne au bord de la route. Un couple à la dérive, perdu entre la mémoire de leur amour et l’amertume qui les ronge. Une rencontre troublante qui doucement ravive chez Gloria le souvenir de la chaleur et du désir.

Sélection officielle festival côté court de Pantin 2022.


« I can swim home » de Ann Guillaume

Long métrage, Fiction, 1h, 2019

« I can swim home » de Ann Guillaume

Synopsis

Si les artistes veulent éprouver la prophétie que l’art a le pouvoir de lier les mondes entre eux pour faire monde, alors ils doivent d’abord faire ré-atterrir leur monde sur Terre.

Trois artistes plasticiens ont la vision de Sainte Rita, la sainte des causes perdues, dans un vernissage. Nos trois protagonistes que rien ne lie en dehors de leur statut d’artiste se retrouvent maintenant unis. Ce lien extraordinaire les poussera à vouloir s’émanciper de leur monde, le monde de l’art (le marché de l’art, les institutions artistiques, l’histoire de l’art et les critiques artistiques). Ainsi, s’enclenchera, pour eux, une quête qui débutera tout d’abord par un geste simple : celui de quitter le continent en partant sur les îles de Lérins (Cannes). Là-bas, à l’image des pèlerins du XIIIème siècle qui allaient chercher le miracle sur ces mêmes îles, ils partiront à la recherche d’une pratique artistique renouvelée. En traversant la déchirure de l’histoire de l’art moderne avec l’histoire post-moderne, les tautologies des pensées critiques, les temporalités singulières des institutions et les alternatives infernales d’un marché en roue libre, les trois artistes vivront des épreuves qui leur permettront de se libérer, de renouveler leur pratique et de s’apaiser en redevenant terriens.